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  • Quand le vin nous fait défaut: les défauts rédhibitoires d'un vin!

     DÉFAUTS RÉDHIBITOIRES D'UN VIN

    Quels peuvent être les défauts rédhibitoires d’un vin ?

    Vous pouvez observer les défauts d’un vin au cours des trois étapes de la dégustation : œil, nez, bouche.

    Œil : les défauts qui sautent aux yeux !
    Un vin trouble dû a un problème lors de l’élevage :
    - Les particules brunâtres en suspension de certains rouges sont généralement dues à des raisins qui ont été récoltés trop murs, voir pourris !
    - Les particules bleuâtres dans les rouges et blanchâtres dans les blancs traduit des excès de fer ou de cuivre dus à des cuves et pressoirs mal entretenus ou à des températures trop élevées.
    Ne confondez pas le fait que le vin soit trouble avec la présence de dépôt excessif au fond de la bouteille qui est un signe que le vin n’a pas été correctement filtré et collé (ajout de sulfite pour justement éviter les dépôts) avant la mise en bouteille.
    Un vin terne. Un vin manque d’éclat lorsqu’il manque d’acidité, on parle de vin « mou ».
    Un vin effervescent. Si même après agitation et aération votre vin reste effervescent c’est parce qu’il a entamé une seconde fermentation, non désirée, après l’embouteillage.

    Nez : le vin qui pique !

    Une odeur de bouchon reste la plus courante. Elle est souvent due à la mauvaise qualité du bouchon et l'apparition d’une molécule (trichloro-anisole) qui contamine la totalité du vin.

    Une odeur d’oxydation. Noix, notes madérisées ou odeur de pomme très mûre sont typiques d’un vin dont l’oxydation s’est produite au contact de l’air lors d’un changement de cuve ou pendant la mise en bouteille.

    Une odeur de réduction à l’origine d’odeur de renfermé, de moisi, d’ail, d’oignon ou même de choux-fleurs provient d’un excès de souffre.

    Une odeur d’herbe humide ou de foin, due à des phases de macération trop longues avant le pressurage ou la présence de matière végétale telle que des feuilles ou des rafles.

    Et la pire… une odeur de vinaigre ! Elle résulte de la formation d’acide acétique (vinaigre) dû à une oxydation prolongée provoquant la transformation du vin.

    La bouche : un vin peut râpez la gorge !

    Évidement, certains défauts présentés si dessus peuvent se retrouver en bouche, néanmoins il en existe d’autres.

    Une amertume désagréable. Elle est souvent due à un excès de matière végétale (peau de raisin, rafles, feuilles) dans le vin lors de la fermentation.

    Un jus de planche. C’est la preuve d’un trop long élevage dans des fûts mal entretenus ou moisis.

    Un goût métallique fait mentir les partisans de l’élevage en cuve en inox !

    Enfin le goût de « bock » ou d'œuf pourri est provoqué par un soufrage trop tardif pendant la vinification.
    Le vin est une matière vivante, il a ses qualités et ses défauts. Nous espérons que vous ne les retrouverez pas dans les coffrets de votre abonnement vin My VitiBox.
    N’oubliez pas qu’un vin doit être soigné lors de sa conservation : retrouvez les 5 règles d’or pour constituer votre cave sur notre blog.

  • Bouchons en liège ou synthétiques, telle est la question

    Depuis une trentaine d’années, nous avons accepté les bouchons synthétiques au profit des arbres chênes-lièges, sous prétexte de modernité teintée de sauvegarde des forêts de chêne-liège.

    Mais, le liège est une ressource renouvelable : il provient de l’écorce, son processus de récolte est très respectueux de l’environnement et aucun arbre n’est abattu. Les bouchons de liège sont par ailleurs 100% biodégradables ou recyclables. Alors, existe-t-il d’autres raisons plus valables pour abandonner nos chers bouchons de liège?

    Les partisans du synthétique avancent trois autres arguments. C’est d’abord une question de coût : les bouchons synthétiques sont tout simplement moins chers à produire. C’est également beaucoup plus pratique de refermer une bouteille avec un bouchon synthétique. Enfin, avec des bouchons en plastique, pas de risque de vin bouchonné puisque ceux-ci ne contiennent jamais de trichloroanisole, cette substance qui peut entraîner une odeur de bouchon très désagréable et donner au vin un goût de moisissure.

    Seulement voilà, les bouchons synthétiques jouent leur rôle un peu trop … à fond ! Ils ferment si bien la bouteille qu’ils ne laissent s’infiltrer aucune micro bulle d’air dans la bouteille de vin, lorsque celui-ci mature en cave. Les puristes du liège assurent que cela empêche le vin de bien vieillir. C’est la raison pour laquelle le liège est revenu au goût du jour. Ne craignons rien, n’abdiquons pas face au plastique, dégustons et buvons, dans l’art des traditions !

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