Le vin et le climat

Depuis plus de cinq ans, les épisodes de fortes chaleurs se succèdent (comme la canicule et la sécheresse), et sont entrecoupés de périodes d’hiver froid (avec du gel ou de la grêle). Pilier de notre agriculture et de notre patrimoine, le monde de la vigne est, aujourd’hui, face à un tournant : alors, quel avenir pour les vignobles français, au temps des grands changements climatiques ?

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Des épisodes climatiques extrêmes
Le changement climatique produit des effets extrêmes et directs sur les vignes et les raisins. Aujourd’hui, il fait chaud plus tôt dans l’année : les vignes fleurissent en avance et sont donc vulnérables aux moindres épisodes de gel ou de grêle, très probables sur cette période. Si le vigneron a eu la chance d’être épargné par le gel et la grêle au printemps, il doit ensuite affronter les canicules et les sécheresses en été. Des températures toujours plus hautes qui endommagent la vigne.

Des quantités toujours plus faibles
Ces épisodes climatiques extrêmes entraînent donc des pertes de récolte considérables : même si les années ne sont pas toujours excellentes, avoir une récolte parfaite en termes de rendement devient de plus en plus complexe :
– La grêle a déjà fait perdre de 70% à 100% des récoltes de vignerons
– Les fortes chaleurs affaiblissent les vignes, les raisins deviennent moins gorgés d’eau et peuvent littéralement brûler

Une perte de qualité ?
La hausse des températures accélère la maturation des grains et augmente le sucre qu’ils contiennent. C’est celui-ci qui va se transformer en alcool lors de la fermentation : mais trop de sucre donnera alors des vins alcooleux, lourds et pateux. Si les régions septentrionales peuvent encore se réjouir de cette hausse, les régions méridionales accueillent ce changement de manière critique. Dans les vignobles du sud, où les vins possèdent déjà un fort taux d’alcool, on estime qu’ils vont encore gagner entre 0,5° et 1° d’alcool tous les 10 ans.

S’adapter ou disparaître
Le réchauffement climatique de la planète est en train de bouleverser l’environnement et la vigne. Décaler la date des vendanges ne sera pas suffisant. L’évolution du climat a un tel impact sur la production de vin, que dans certains terroirs, les vignerons se demandent, après plusieurs générations de viticulture, s’il est encore possible de cultiver le raisin, et s’il n’est pas préférable de se tourner vers d’autres cultures plus résistantes, telle que la production d’huile d’olive ou de plantes aromatiques. A l’avenir, le domaine du vin, tel qu’on le connait, devra donc s’adapter ou risquera de disparaitre.

 

Le vin de demain…   

De nouvelles pratiques
La révolution climatique mondiale oblige les vignerons à mettre en place des actions pour protéger la vigne et le raisin des différentes intempéries et des fortes chaleurs. Tailler la vigne en « gobelet » aide les raisins à s’abriter du soleil et de la chaleur, en permettant d’assurer l’aération des raisins et en protégeant les fruits avec l’ombre des feuilles. Là où auparavant, les meilleurs crus étaient ceux dont les raisins étaient bien concentrés, les prochains grands vins seront ceux provenant de vignes préservant la fraîcheur et l’humidité des raisins.

De nouvelles techniques
Au-delà des activités humaines dans le travail de la vigne, c’est la structure complète du vignoble qui doit être repensée. La création d’un véritable écosystème doit être mise en place pour favoriser la biodiversité et les ressources naturelles : plantation d’arbres et d’autres cultures dans la vigne pour faire circuler les nutriments et l’eau dans les sols bordant les vignes, réintroduction de prédateurs naturels (oiseaux, chauve-souris) pour réduire la dépendance aux produits chimiques qui affaiblissent les sols et les vignes face aux phénomènes météorologiques.

De nouveaux cépages
Pour améliorer la production de bouteilles de vins, on pourrait changer le type de variétés de raisins utilisés. Pour faire face à la hausse des températures, les vignerons devront remplacer les cépages actuels par des cépages plus résistants aux conditions climatiques extrêmes. Ainsi, le grenache et le mourvèdre pourraient remplacer le pinot noir (le petit chouchou de la Bourgogne). Et en Alsace, le riesling pourrait laisser place au trebbiano. Des expérimentations sont déjà en cours dans plusieurs régions.
De ce fait, si les cépages changent, les cahiers des charges des appellations tels que nous les connaissons devront être modifiés pour prendre en compte l’évolution des vins (cépages, degrés d’alcool, quantités et qualité…).

De nouveaux vignobles
Face à l’urgence climatique, des régions viticoles de France vont naître ou renaître. On imagine que la plupart des cépages blancs pourront bientôt mûrir en Bretagne. De nombreuses maisons de Champagne ont déjà investi pour planter des vignes en Grande-Bretagne car le climat se rapprochera du climat champenois actuel. Dans quelques décennies, après une transition écologique, il n’y aura donc peut-être plus rien d’étonnant à sillonner les vignes danoises ou norvégiennes ?

 

L’adaptation est devenue le maître-mot du vignoble français depuis plusieurs années. Pour continuer à nous offrir de grands crus tout en se préoccupant de la protection de l’environnement, les vignerons devront redoubler d’ingéniosité et accepter les changements indéniables à venir. Myvitibox, la box vin et les coffrets cadeau vin, à offrir pour les fêtes, vous propose uniquement des livraisons de vin labellisé Bio, Biodynamie et HVE : un beau cadeau autour du vin pour faire plaisir à vos proches tout en faisant attention de l’environnement.

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